LA LIBÉRATION DES CAPTIFS

Je n'ai aucune raison de croire que celui qui m'enlèverait mes libertés, ne m'enlèverait pas, une fois en son pouvoir, tout le reste." John Locke

"Pour que le mal triomphe il ne suffit que d'une seule chose...
que les gens de bien ne fassent rien!"
Edmund Burke

La coalition évangélique d'extrème droite

Rev. Sun Myung Moon

Timothy La Haye - "Left Behind"

Gary Bauer

Bill Bright

Paul Crouch

Dr. James Dobson

Rev. Billy Graham

Dr. D. James Kennedy

Beverly La Haye

Ralph Reed

Pat Robertson

Rev. James Robison

Phyllis Schlafly

George Bush

Dr. Robert Schuller I and II

Le sénateur Robert Byrd contre l'administration Bush

George Bush's world tour with Rev. Moon and Pat Boone

Sun Myung Moon crowned King of Peace at Senate Building

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L’Alliance Impie : Chrétienté et Nouvel Ordre Mondial (partie 1)
Posté le Tuesday, March 19 @ 19:30:47 EST par alex

Eschatologie
PREMIÈRE PARTIE

Par Eric Jewell


Les Bilderberg

La Commission Trilatérale

Le Conseil des Relations Étrangères

L’Agence Centrale d’Information (CIA)

La plupart des gens ont entendu parler de ces regroupements ainsi que de plusieurs théories de conspiration les entourant en ce qui regarde le développement du " Nouvel Ordre Mondial ".

Or, imaginez un instant qu’il y ait quelque chose de vrai dans tout cela (et il semble ne pas manquer de documentation pour justifier ces théories). Cela voudrait dire qu’à presque tous les niveaux élevés du monde des affaires et du gouvernement, partout dans le monde, des hommes et des femmes se sont infiltrés, sont devenus les administrateurs en contrôle et travaillent à manipuler effectivement chaque aspect de la vie du " citoyen du monde ".

Un des aspects de cette infiltration qui n’a pas été adéquatement fouillé, c’est la filière " religieuse ". Assurément, vu que la plus grosse portion du monde est religieuse, et dans le courant de la super-puissante nation régnante des États-Unis, à prédominance " chrétienne ", il serait tout à fait sensé de croire que ces organisations aient infiltré l’Église elle-même et la conduisent activement vers le Nouvel Ordre Mondial.

Les leaders évangéliques chrétiens du monde se sont-ils attachés à ces organisations ?

Oui, en effet, et il y a une documentation étoffée à ce sujet.

Le révérend Sun Myung Moon (les Moonies), et l’Église de l’Unification

Pour ceux d’entre vous qui n’êtes pas familiers avec le Rév. Moon, dans les années ’60, lui et son Église de l’Unification étaient universellement considérés comme une secte dangereuse. L’abus que ses disciples subirent aux mains de leur maître manipulateur envers leurs esprits est très bien établi.

Ses proclamations comprennent l’énoncé que le Christ manqua Sa mission, et que Moon lui-même est le " nouveau messie " venu remplir la mission de Dieu. Il affirme également qu’il est de sa mission " d’unifier le monde au moyen des forces religieuses réunies ". Mais cela vous choquerait-il de savoir que presque tous les grands noms de l’évangélisme chrétien ont des liens extrêmement étroits avec lui ?

Un de ces leaders de l’Église, l’évangéliste chrétien internationalement connu, Jerry Falwell, admet volontiers qu’il a accepté 2,5 $ millions de Moon, en 1994, pour la location de son Université Liberté de Lynchburg, en Virginie. Cela fut canalisé par le biais d’un organisme de Moon connu sous le nom de Fédération des Femmes pour la Paix Mondiale qui était dirigé par Beverly LaHaye, épouse de Tim LaHaye, populaire co-auteur de Left Behind, la série de romans de fiction chrétienne, et évangéliste chrétien reconnu. La Fédération des Femmes pour la Paix Mondiale donna 3,5 $ millions à la Fondation Chrétienne Héritage, laquelle racheta en retour les dettes de Falwell de 73 $ millions qu’elle a en vérité défalquée. La Fondation Héritage semble s’être payé à elle-même un honoraire d’un million de dollars pour sa peine.

Depuis lors, Falwell a pris la parole à de nombreuses reprises à l’occasion de diverses cérémonies religieuses de Moon, adoptant sans ambages le leader de la secte avec révérence et une amitié affichée. Même des écrits de l’Église de Moon confirment la camaraderie de Falwell à l’endroit du " nouveau messie " et de sa secte. De plus, Moon a été invité à prendre la parole dans les principales églises confessionnelles lors des dernières années. Falwell est même allé jusqu’à faire la louange du Rév. Moon en le qualifiant de " héros méconnu de la cause de la liberté, qui doit être loué pour sa détermination et son courage, ainsi que son endurance dans le support de ses croyances " [Congrès Amériques de Moon sur l’œcuménisme chrétien, à Montevideo, en Uruguay,
http://www.thelionofjudah.org/rick/April1991~1.htm].

Selon les rapports officiels de la cour lors d’une poursuite enregistrée pendant la Tournée des Juges du comté de Bedford (en Virginie occidentale), il fut allégué que Falwell et un associé s’envolèrent pour la Corée du Sud, le 9 janvier 1994, pour rencontrer des administrateurs de l’Église de l’Unification. Ce voyage survint peu de temps avant que Falwell touche l’argent de Moon. Falwell affirma ouvertement : " Si la Société de l’Athéisme américain ou Saddam Hussein lui-même envoyaient un don sans restriction à l’un de mes ministères, soyez assurés que j’opérerais selon la philosophie de Billy Sunday : le Diable en a assez profité et je vais rapidement encaisser le chèque " [Falwell, cité du magazine Christianity Today, du 9 février 1998, Moon-Related Funds Filter to Evangelicals (Le filtre des fonds reliés à Moon aux évangélistes)
, par John W. Kennedy].

Falwell n’est pas le seul évangéliste certifié avoir accepté de l’argent du Rév. Moon. D’autres insignes orateurs reçurent, des organisations et des bureaux d’affaires de Moon, des sommes allant de 80 000 $ à 150 000 $ ; parmi eux, Ralph Reed, Beverly LaHaye, Gary Bauer et Robert Schuller, celui-ci bien connu pour sa " Cathédrale de Cristal ", dans le sud de la Californie, et son ministère télévisé de " pensée positive ", Hour of Power.

Le Conseil de Politique Nationale (CPN)

Autre organisation sponsorisée par Moon : le Conseil de Politique Nationale, fondé en 1981 par Tim LaHaye, le susmentionné co-auteur de la série de romans Left Behind (Laissés derrière). Il fut rapporté qu’il reçut 500 000 $ de M. Bo Hi Pak, le bras droit de Moon, et ancien officier coréen de la CIA. Puisqu’un enregistrement existe montrant LaHaye remerciant Pak pour cet argent, LaHaye ne nia jamais l’accusation, mais attaqua verbalement les sources vérifiées des allégations par un barrage d’insultes.

Les autres membres du CPN comprennent : Beverly et Lee LaHaye, également associés au groupe CWA de Moon, Gary Bauer, Bill Bright, James Dobson (Focus On The Family), Bob Dugan, Ron Godwin, Robert Grant, Rebecca Hagelin, Bob Jones III (Université de Bob Jones), Alan Keyes (animateur noir de talk show ultra-conservateur et au franc parler, ainsi qu’auteur), le Dr. D. James Kennedy (illustre télévangéliste et pasteur), Peter Marshall, Sam Moore des Publications Thomas Nelson, Pat Robertson (fondateur du Réseau de diffusion chrétien et ancien aspirant à la présidence), le rév. Duane Motley, Ralph Reed, Oliver North (anciennement du Conseil de Sécurité Nationale), Phyllis Schlafly (éditorialiste et pontife d’extrême droite), le rév. Jim Woodall, John Ankerberg (personnalité de la télévision chrétienne reconnue dans le monde), le rév. E. V. Hill, James Robison, Jay Sekulow (procureur et activiste pour les causes chrétiennes de l’extrême droite), Pat Boone, Larry Burkett, Reed Larson, et bien d’autres.

Parmi les leaders politiques impliqués dans le groupe CPN subventionné par Moon, l’on retrouve les Sénateurs Jesse Helms, Don Nickles et Trent Lott. Également, les représentants Tom DeLay, Dan Burton et Bob Dornan.

En jetant un coup d’œil sur plusieurs des officiers du CPN, nous ne constatons pas seulement une forte association avec Moon, mais également de puissants liens avec la CIA et le Conseil des Affaires Étrangères (CFR), sans mentionner une association avec les niveaux élevés de la Franc-maçonnerie pour laquelle de nombreux théoriciens d’une conspiration ont davantage qu’une connaissance élémentaire en ce qui concerne sa relation avec le Nouvel Ordre Mondial. Autre ancien président du CPN, Rich DeVoss, est co-fondateur de Amway (et maçon du 33ième degré).

La Coalition pour la Liberté de Religion (CLR)

Une autre ancienne organisation de Moon s’appelait la Coalition pour la Liberté de Religion où, là encore, Tim LaHaye bénéficiait d’une position lucrative en tant que président. Elle fut développée par LaHaye après que Moon fut arrêté pour évasion fiscale. Jerry Falwell, Jimmy Swaggart, James Robison, James Kennedy et Rex Humbard ont tous servi en tant que membres du comité exécutif. Parmi les autres éminences ayant servi dans le CLR de Moon, on retrouve Hal Lindsey (auteur de La dernière grande planète terre, et ancien membre de la faculté du Séminaire théologique de Dallas), Paul Crouch (chef du Réseau de diffusion Trinité, le Dr. D. James Kennedy et Don Wildman, pour n’en nommer que quelques-uns.

Le président du CLR, Don Sills, admet que le CLR a reçu pas moins de 500 000 $ des sources de Moon. En 1984, malgré des forces du gouvernement s’opposant au mouvement, Moon fut emprisonné pour évasion fiscale (une sentence de 18 mois et une amende de 25 000 $). Dans un rallie commandité par le CLR, Tim LaHaye demanda aux gens de se rendre en prison avec Moon en signe de protestation.

La Coalition Américaine de la Liberté

Dirigée par le Dr. Robert Grant et également par une organisation de Moon. Dans une période d’un peu plus de deux ans, elle reçut près de 6 $ millions des organismes et entreprises de Moon. Ce groupe comprend Paul Crouch, Rex Humbard, James Robison et bien d’autres noms bien connus dans la communauté chrétienne évangélique.

Maison des Femmes d’Amérique

À sa tête : Beverly LaHaye, épouse de Tim LaHaye. Elle a également été oratrice publique dans les cérémonies de Moon.

Fédération des Femmes pour la Paix Mondiale

Aussi dirigée par Beverly LaHaye et récipiendaire des fonds de Moon. L’ancien président George Bush Sr. (et ancien directeur de la CIA) reçut, pour des engagements à prendre la parole, un montant non dévoilé de la part de cet organisme et ses honoraires sont perdus parmi les 13,5 $ millions dans la colonne de dépense pour les conférence, selon les rapport de l’IRS.

Fédération Familiale pour la Paix Mondiale

Autre organisation de Moon qui a tenu une réunion à Washington en 1996. Parmi les conférenciers de cet événement, il y avait Beverley LaHaye et Ralph Reed. Étaient présents plus de 1 500 éminents personnages de partout dans le monde.

Diffuseurs Nationaux Religieux

Les membres incluent Pat Robertson, Jerry Falwell, Jimmy Swaggart, Tim LaHaye, Billy Graham, Bill Bright et de nombreux autres clairement associés à Moon.

Au début des années ’80, pendant qu’Oliver North marchandait des fusils et des munitions (et sait-on quoi d’autre) au Nicaragua, Pat Robertson coordonnait les efforts pour utiliser " l’Opération Bénédictions " afin d’aider à fournir des biens aux Contras. Prétendument, ces biens comprenaient de l’argent comptant et de la gazoline pour les véhicules des Contras.

Le chef de l’Opération Bénédictions était le capitaine Robert Warren, qui était aussi anciennement associé à un groupe de la CIA appelé " Opération Phœnix ". Il est allégué que c’était un groupement d’assassinats qui opérait au Vietnam. Également associé à ce groupe… surprise : Oliver North.

La Fondation Washington Times


Un déjeuner inaugural pro-Bush, tenu à Washington, DC., fut patronné par la Fondation Washington Times, un autre groupe fondé par Moon. Parmi les hôtes, il y avait Paul Crouch, fondateur du Réseau de diffusion Trinité, Robert Schuller, Kenneth Copeland, Jerry Falwell, Don Argue, ancien président de l’Association Évangélique Nationale, Pat Boone, ancien membre du comité d’administration du T.B.N., Billy McCormack (qui fut membre de l’administration de la Coalition chrétienne qui donna un prix à Moon) et le président de la Convention baptiste du Sud, James Merritt.

Conseil des 56 de la Table Ronde Religieuse

Un autre des groupements associés à Moon s’appelle le Conseil des 56 de la Table Ronde Religieuse. Ce groupe se compose de beaucoup des mêmes membres des organisations CPN et CLR de Moon. Il marie les évangélistes dirigeants, associés avec Moon, à la CIA, au Conseil des Relations Étrangères (CFR), à la Commission Trilatérale (TLC) et à la Franc-maçonnerie. Le CFR et le TLC sont étroitement reliés au groupe des Bilderberg.

La liste qui suit des membres du Conseil des 56 de la Table Ronde Religieuse se trouve sur le site Internet :
http://www.pir.org/gw/rrt.txt

GroupWatch
est compilé par The Interhemispheric Resource Center, Box 4506, Albuquerque, NM 87196, http://irc-online.org/

Les dossiers de GroupWatch sont disponibles au : http://www.pir.org/gw/Group

Nom du dossier Religious Roundtable : rrt.txt

Principes :

Les membres du comité des directeurs de la Table Ronde furent : Ed McAteer, fondateur et président ; Jack Stewart, V-P ; Bob Amis, M.D. ; John Beckett, intercesseurs d’Amérique ; Othal E. Brand ; T. Cullen Davis ; Nancy DeMoss ; le rév. Del Fehsenfeld jr., Ministères LifeAction ; le dr. E. V. Hill, pasteur de l’Église baptiste du Mont Sion ; le rév. Richard Hogue ; Nelson Bunker Hunt ; le dr. D. James Kennedy, de l’Église presbytérienne de Coral Ridge ; J. P. Mills ; le dr. Paige Patterson, du Centre d’études bibliques de Criswell ; le rév. James Robison, de l’Association évangélique James Robison ; D. G. Seago jr., de la Mid-Continent Inc. ; et le dr. Charles F. Stanley, de la Première Église Baptiste d’Atlanta. En 1986, le dr. James Robison était vice-président et John Beckett était secrétaire/trésorier. L’ancien congressiste du Michigan, Mark Siljander, a servi sur le comité de direction de la Table Ronde.

Parmi les anciens membres du Conseil des 56 :

Jack Amis, M.D.; Ben Armstrong, directeur exécutif des Diffuseurs religieux nationaux ; le rév. Raymond W. Barber, Église baptise des Valeurs ; John Beckett, intercesseur de l’Amérique ; le dr. George Benson, président émérite du Collège de Harding ; Morton Blackwell, président de l’Institut de Leadership; Neal Blair, président de Free the Eagle ; Tim Bobbit ; Dick Bott, président du Diffuseur Bott ; Dave Breese, président de Destin Chrétien ; Paul Broadhead; William Bronson ; le rév. Fletcher Brothers, Chapelle communautaire Gates ; Judy Brown, Ligue American Life ; le dr. Roland Byrd ; le dr. David E. Calvin, Église baptiste de West Ridge ; Clay Claiborne, directeur exécutif de la Majorité Silencieuse Noire ; le dr. E.M. Cohron ; Dale Collins ; W.A. Criswell, Centre d’études bibliques de Criswell ; Paul Crouch, président du Réseau de diffusion Trinité ; Mary Crowley ; le dr. Paul Cunningham, pasteur de l’Église du Collège nazaréen ; Dick Dingman, de la Commission d’étude républicaine ; le dr. Jerry Falwell, de la Majorité Morale, de l’Heure évangélique de l’ancien temps et de l’Église baptiste de Thomas Road ; le rév. Charles Firoe ; John Fisher, Conseil de Sécurité Américain ; Charles Fitzgerald, directeur de l’Opération Lifeline ; Ken Fonas, de la Corporation Fonas ; Richard Ford, consultant à la coordination ; le rév. Roger Fulton, Église du Voisinage de New York ; Peter B. Gamma Jr., du Pro-Vie National et du Comité d’Actions Politiques (CAP) ; Ellen Garwood ; le général Daniel Graham, président de High Frontier ; R. M. Goddard ; Robert Grant, Christian Voice ; Lloyd Hansen ; le dr. Roy Harthern, Assemblée Calvary ; Richard Headrick ; le sénateur Jesse Helms (R-NC) ; Steve Herring ; le rév. Melvin Hodges, Première Église baptiste de Glen Oakes ; Don Howard, Éducation chrétienne accélérée ; Mildred Faye Jefferson, M.D. ; le congressiste James Jeffries ; le représentant Louis (Woody) Jenkins, Amis des Amériques ; George B. Jones ; Dan S. Kauffman ; le général George Keegan Jr. ; James Kennedy, pasteur de l’Église presbytérienne de Coral Ridge ; Bill Keyes, Comité Noir d’Actions Politiques; le général Albion Knight Jr. ; Beverly LaHaye, présidente de Concerned Women for America; le dr. Tim LaHaye, Église baptiste de Scott Memorial ; Reed Larson, président de Right to Work ; Larry Lea, pasteur de l’Église sur le Rocher ; Marian Maddox, émission radiophonique Point de Vue ; Connie Marshner, présidente de la Coalition Familiale ; Don McAlvany, président de l’Association des Collectionneurs internationaux ; Bob McCustion, directeur des Ministères de la Foi ; le dr. William H. Marshner, directeur du Département de théologie du Collège Christendom ; le congressiste Larry McDonald (décédé) ; Jay Menefee ; Robert Metcalf ; le dr. Bobby Moore, Église baptiste de Broadway ; le dr. Gary North, Christian Economics Foundation ; Larry Parish ; Paige Patterson, président de l’Institut Criswell ; Howard Phillips, Caucus Conservateur ; le dr. William A. Powell Sr., éditeur du Journal baptiste du Sud ; Randall R. Rader, député conseil du Sous-comité sénatorial sur le Constitution ; le dr. Ross Rhoads, Église presbytérienne du Calvaire ; Bill Richardson, du Sénat de l’État de la Californie ; Bobby Richardson, École Ben Lippen ; Gary Richardson ; le rév. Tom Riner ; Phyllis Schlafly, présidente du Eagle Forum ; Earl Seall, Église du Christ de White's Ferry Road ; Cory SerVaas, éditeur et propriétaire du Saturday Evening Post ; Doug Shadoux, du Parti républicain national ; William S. Smith ; Scott Stanley, éditeur du Conservative Digest ; le rév. George Swanson ; Helen Marie Taylor, représentante américaine aux Nations Unis ; William Taylor ; Bob Tilton, Ministère télévisé Bob Tilton ; Michael Valerio ; Bob Weiner, président des ministères Maranatha ; Paul Weyrich, président de la Fondation du Libre Congrès ; Earl E. Whitwell ; Kim Wickes, Ministères de Kim ; Don Wildmon, président de la Fédération pour la Décence nationale ; le rév. John Wilkerson, Temple Bethel ; le rév. Ralph Wilkerson, Église de Melodyland ; J.C. Willke, M.D., président du Droit national à la Vie ; and Jack Wilson, directeur exécutif du Conseil pour une Politique nationale.

Voici maintenant quelques biographies écourtées provenant des mêmes sources, associées à cette Table Ronde des 56...

Les liens du gouvernement :

Le Major général George J. Keegan jr était le chef du Bureau d’information de la Défense de l’Air américaine et membre du Corps des Chefs du Personnel, et a travaillé pour la CIA de 1963 à 1966.

Le Général Daniel Graham (retiré). Durant la guerre du Vietnam, de 1967-1968, il fut le chef des Estimations militaires de l’Information de l’Armée. En 1971, Graham a servi en tant que directeur de collectes pour l’Agence d’Information de la Défense, la version Pentagone de la CIA. En 1973, Graham a ensuite servi comme député au directeur de la CIA, William Colby, et, de 1974 à 1976, il a été le directeur de l’Agence d’Information de la Défense.

Certains groupes appartenant à la Table Ronde :

Le Réseau de diffusion chrétien, l’Association évangélique Billy Graham, la Majorité Morale, la Voix chrétienne, l’Église de la Ligue d’Amérique, les Diffuseurs nationaux religieux, le Campus Croisade pour Christ, la Fondation Plymouth Rock, l’Association nationale des Évangélistes, la Bible des Gédéons, les Associés de la Bible Wycliffe et les Intercesseurs pour l’Amérique. Ed McAteer a été gérant aux ventes marketing pour la Compagnie Colgate-Palmolive lorsqu’il s’est retiré pour devenir le directeur sur le plan national de la Fondation de la Liberté Chrétienne (FLC), organisme voué à la formation évangélique aux postes de leadership dans le gouvernement. À partir de là, McAteer est allé au Caucus de la Droite conservatrice où il a servi en tant que directeur national jusqu’à ce qu’il fonde la Table Ronde religieuse. Il est, ou a été, membre du comité de direction des Associés évangéliques de la Bible Wycliffe.

L’Unité : une religion mondiale unique ?

À la lumière des liens entre la presque totalité des " évangélistes " chrétiens et le rév. Moon, la CIA, le Conseil des Relations Étrangères, la Commission Trilatérale, la famille Bush et le " Nouvel Ordre Mondial " de Bush sr, y a-t-il à s’étonner qu’après la tragédie du 11 septembre, Billy Graham pria au nom de Dieu, ET D’ALLAH, alors que des dignitaires de nombreuses professions de foi s’assemblèrent devant lui ? Cette prière a été diffusée de par le monde entier. Il lançait un appel à la coopération religieuse et à " l’unité de toutes les professions de foi ", la trompette du rév. Moon.

Réponse de Franklin Graham (fils de l’évangéliste de renommée mondiale, le rév. Billy Graham, et héritier des très lucratifs et influents Ministères Évangéliques Billy Graham) faite à une question posée par Tom Brokaw, de la NBC : " Il est de prime importance que toutes les professions de foi, que toutes les confessions, en viennent à s’assembler, à coopérer ensemble, à œuvrer ensemble ; c’est un merveilleux témoignage de l’esprit de l’Amérique et le dévouement du peuple américain. "

Moon possède également le Washington Times, LA voix conservatrice de la nation. Même si cet établissement aurait dû disparaître il y a quelques années, Moon injecte de multiples millions de dollars chaque année dans ce journal. Il possède également la publication Insight. Il est propriétaire de nombreuses affaires et opère dans le domaine des médias dans plusieurs nations du monde.

En Amérique Centrale, il est propriétaire du Tiempo del Mundo, autre leader dans les publications de nouvelles, faisant de lui la voix conservatrice de cet endroit aussi. Au début des années ’80, Moon visait à être acclamé des Amériques Centrale et du Sud. Il rencontra l’opposition politique de Carlos Menem, président d’Argentine.

Le secours lui vint par le biais d’un seul homme. Cet homme, c’était George Bush sr, ancien directeur de la CIA, ancien vice-président et ancien président des États-Unis d’Amérique.

Bush fut le principal conférencier lors d’un événement sponsorisé par Moon, à l’hôtel Shareton, devant 800 à 900 invités, donnant à cette opération manipulatrice une remarquable crédibilité du jour au lendemain. Bush déclara avec enthousiasme : " …les éditeurs du Washington Times m’ont dit que jamais l’homme avec une vision n’interféra dans la marche du journal, journal qui, à mon point de vue, apporte un vent de salubrité à la ville de Washington, D.C.. Je suis convaincu que le Tiempos del Mundo fera de même. "

George et Barbara Bush donnèrent plusieurs conférences en Asie, en 1995. À Tokyo, au Japon, lors d’une des activités de ralliement de Moon, ils s’adressèrent tous deux à quelque 50 000 défenseurs de Moon. C’était commandité par la Fédération des Femmes pour la Paix Mondiale.

On a également spéculé à l’effet que Moon et Bush eurent cherché à partir ensemble des entreprises en Amérique du Sud. Il est intéressant de noter que, en dépit d’allégations couvrant plus de 30 ans (de la part de certains bureaucrates du gouvernement américain apparemment en dehors du circuit fermé) concernant les liens entretenus par Moon avec la CIA coréenne (et, comme nous pouvons maintenant le constater, avec sa contrepartie américaine) aucun pas ne fut franchi en vue de sa déportation, mis à part sa poursuite en justice.

Conclusion

Qu’ont en commun le rév. Moon, des leaders évangéliques chrétiens et le gouvernement américain ? Et qu’est-ce que cela a à voir avec le " Nouvel Ordre Mondial ", tel que (re)créé par George Bush sr ? Il ne peut y avoir de doute à l’effet que ces sombres éléments du gouvernement, de l’industrie, de l’établissement bancaire et du système d’information nous conduisent vers leur Nouvel Ordre Mondial, et leur influence s’est étendue à presque tous les chrétiens dans le monde, au moyen de ces leaders évangéliques qui proclament représenter le Christ. Peut-être cette citation du rév. Moon, datant du 4 août 1996, peut-elle nous donner quelque " indice " :

" Les Américains qui persistent à préserver leur intimité et à maintenir leur individualisme extrême sont des gens insensés (…) Le monde rejettera les Américains qui continuent à être aussi fous. Une fois que vous possédez ce grand pouvoir d’amour, qui est assez gros pour avaler l’Amérique entière, il y aura sans doute des individus qui se plaindront à l’intérieur de votre estomac. Toutefois, ils seront digérés. "

Cela pourrait-il être " l’apostasie " de l’Église si souvent prêchée par ces mêmes évangélistes ? La grande " révolte " (2 Thessaloniciens 2:3), qui trouvera, aux derniers jours, beaucoup d’Églises chrétienne dépourvues de leur foi originelle et sujettes à manipulation, sera-t-elle le résultat de la volonté de l’Antichrist, selon ses plans prophétisés ?

(Traduction des vignettes de photos)

Cheville ouvrière de l’Alliance impie

Évangélistes et politiciens

Révérend Sun Myung Moon

Fondateur, leader et " messie " auto-affirmé de l’Église de l’Unification et du monde.




Tim LaHaye

Évangéliste et auteur chrétien de la série best-seller Left Behind.





Beverley LaHaye

Épouse de Tim LaHaye, auteure et porte-parole de plusieurs organisations " chrétiennes " fondées par Moon.




Paul Crouch

Fondateur et président du Réseau de diffusion Trinité, une des plus grandes corporations télévangélistes.




Bill Bright

Fondateur et chef de l’association internationale évangélique Campus Crusade for Christ.





Robert Schuller

Pasteur et télévangéliste à partir de la fameuse " Cathédrale de Cristal " du sud de la Californie.




Révérend Billy Graham

Reconnu mondialement comme un des prédicateurs évangéliques les plus influents ; auteur et éditorialiste religieux syndiqué.




Pat Robertson

Télévangéliste, fondateur du Réseau chrétien de diffusion et point d’ancrage du Club des 700 ; fondateur de l’Opération Bénédictions ; ancien candidat à la présidence.



Révérend James Kennedy

Fondateur et pasteur des Ministères de Coral Ridge, télévangéliste au franc-parler.




Révérend James Robison

Télévangéliste ; Ministères internationaux Life Outreach ; associé à de nombreuses organisations de Moon.




Ralph Reed

Chef de la Fondation Héritage, groupe de lobby à valeurs chrétiennes ultra-conservatrices.




Gary Bauer

Politicien conservateur et directeur exécutif de la Coalition chrétienne ; candidat déchu à la présidence.





Dr James Dobson

Pédiatre, auteur et éditeur, chef de Focus on the Family, magazine et organisation centrés sur le Christ.





Phyllis Schlafly

Activiste politique chrétienne qui prétend que la place d’une femme est au foyer… même si elle n’y est pas elle-même.





Jay Sekulow

Activiste politique chrétien et procureur impliqué dans les questions à valeurs familiales, de l’avortement aux droits parentaux.




Révérend Jerry Falwell

Article tiré de Rense.com, à l’adresse suivante :

http://www.rense.com/general20/unholy.htm

Is George Bush a Moonie? - Bush takes $100,000 to endorse the Moonies

Declaration Of War wIth Iran

Bush Nazi Crime Family History

If You're an American you should see THIS! for real

Usa-Irak Ce Que la famille Bush cache !

Truth: Skull & Bones "Connect the Dots"i

36 Nations?

Pat Robertson calls for an Assassination

Jesus Camp Bush Insanity (or Child Abuse). Your call.

Ted Haggard Bashing Gays - from JESUS CAMP the Movie ON DVD

ISLAMOPHOBIE

False Prophet John Hagee Denies Christ Is Messiah

Profits for Prophets - its all about the money

The Truth about Jerry Falwell

Les Banques Centrales Esclavagistes

 

 

 

Témoignage d’un ex-US Marine de retour d’Irak
Jimmy Massey : « J’étais un assassin psychopathe »
par Rosa Miriam Elizalde*

Pendant près de douze ans, le sergent Jimmy Massey a été un US Marine aux nerfs d’acier et au cœur de pierre. Il a servi en Irak où il a participé à des atrocités, avant d’ouvrir les yeux et de lutter contre la politique belliciste de son pays. Il anime aujourd’hui l’association des vétérans d’Irak contre la guerre. Au Salon du livre de Caracas, où il a présenté son témoignage Cowboys del infierno, il a répondu aux questions de la journaliste cubaine Rosa Miriam Elizalde, de Cubadebate.


28 novembre 2007

Depuis
Caracas (


Deux photographies du soldat Jimmy Massey en Irak au début de l’invasion des Etats-Unis, en mars 2003.
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« J’ai 32 ans et je suis un assassin psychopathe bien entraîné. Tout ce que je sais faire dans la vie, c’est vendre aux jeunes l’idée de s’enrôler dans les Marines et de tuer. Je suis incapable de conserver un travail. Pour moi, les civils sont des êtres méprisables, des arriérés mentaux, des faibles, un troupeau de brebis. Et moi, je suis le chien de berger. Le déprédateur. Dans l’Armée, on m’appelait « Jimmy le Requin ».

Ceci est le deuxième paragraphe du livre écrit il y a trois ans par Jimmy Massey avec l’aide de la journaliste Natasha Saulnier. Kill ! Kill ! Kill ! a été présenté au Salon du livre de Caracas  il s’agit du témoignage le plus violent jamais écrit par un ex-membre du corps des marines, arrivé en Irak avec les troupes d’invasion en 2003. Il a décidé de raconter aussi souvent qu’il le faudra comment il a pu jouer pendant douze ans le rôle d’un Marine impitoyable et pourquoi cette guerre l’a changé.

Jimmy a participé au principal débat du Salon du livre, dont le titre était pour le moins polémique : « Une révolution est-elle possible aux États-Unis ? », et son témoignage est sans doute celui qui a le plus impressionné le public. Il a les cheveux courts (coupe militaire), des lunettes noires, une démarche martiale et les bras couverts de tatouages. Il a l’air, très exactement, de ce qu’il était : un Marine. Quand il parle, c’est autre chose : il est profondément marqué par une expérience hallucinante qu’il voudrait épargner à d’autres jeunes gens naïfs. Comme il le dit dans son livre, il n’est pas le seul à avoir tué en Irak : l’exercice était quotidien pour ses compagnons aussi. Quatre ans après avoir quitté le théâtre des opérations, ses cauchemars le poursuivent encore.

Rosa Miriam Elizalde : Que signifient tous ces tatouages ?

Jimmy Massey : J’en ai beaucoup. Je me les suis fait faire à l’armée. Sur la main (il montre la zone comprise entre le pouce et l’annulaire), le symbole de Blackwater, une armée de mercenaires qui s’est constituée là où je suis né, en Caroline du Nord. Je me le suis fait faire par esprit de contestation, parce qu’il est interdit aux Marines de se tatouer les poignets et les mains. Un jour, avec les membres de mon peloton, on s’est tous saoulés et on s’est tous fait faire le même tatouage : un cow-boy aux yeux injectés de sang sur plusieurs as, l’image de la mort. Oui, cela veut dire exactement ce que tu penses : « tu as tué quelqu’un ». Sur le bras droit, le symbole des marines, le drapeau des États-Unis et celui du Texas, où je me suis enrôlé. Sur la poitrine, du côté gauche, un dragon chinois qui déchire la peau et signifie que la douleur est la faiblesse qui s’échappe du corps. Ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts.

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Couverture du livre Cowboys del infierno dans sa version espagnole, présenté au Salon du livre de Caracas (FILVEN 2007) en présence de Jimmy Massey. Vous pouvez acquérir cet ouvrage en vous adressant directement aux éditions Timeli (mail@timeli.ch). Une édition française est parue sous le titre : Kill, Kill, Kill. La version originale en anglais n’a toujours pas été publiée faute d’éditeur anglo-saxon prêt à en prendre le risque politique.
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Rosa Miriam Elizalde : Pourquoi dites-vous avoir trouvé chez les Marines les les pires individus que vous ayez jamais rencontrées ?

Jimmy Massey : Les États-Unis utilisent leurs Marines de deux façons : soit dans l’humanitaire, soit pour assassiner. J’ai passé douze ans dans le Corps des Marines des États-Unis et je ne suis jamais parti en mission humanitaire.

Rosa Miriam Elizalde : Avant de partir pour l’Irak, vous recrutiez des jeunes pour l’armée ? Qu’est-ce que cela représente d’être recruteur aux États-Unis ?

Jimmy Massey : Pour recruter il faut mentir. L’administration Bush a forcé la jeunesse étasunienne à s’enrôler dans l’armée. De quelle manière ? En usant d’un procédé qui était aussi le mien : des offres économiques. En trois ans, j’en ai recruté soixante-quatorze, aucun ne m’a dit qu’il voulait entrer dans l’armée pour défendre son pays, aucun n’avait de motivation d’ordre patriotique. Ils voulaient de l’argent pour entrer à l’Université ou pour avoir une couverture de santé. Je commençais par leur parler de tous ces avantages, et seulement à la fin, je leur faisais valoir qu’ils allaient servir la cause de la patrie. Jamais je n’ai pu recruter un seul fils de riche. Pour garder son travail quand on est recruteur, il ne faut pas s’embarrasser de scrupules.

Rosa Miriam Elizalde : Le Pentagone a revu à la baisse les conditions requises pour entrer dans l’armée. Qu’est-ce que cela signifie ?

Jimmy Massey : Les standards du recrutement ont beaucoup baissé, parce que presque personne ne veut s’enrôler. Avoir des problèmes de santé mentale ou un casier judiciaire ne constitue plus un obstacle. Des personnes ayant commis des actes qui leur ont valu plus d’un an de prison, des délits considérés comme sérieux, peuvent entrer dans l’armée, de même que des jeunes qui n’ont pas fini leurs études secondaires. S’ils réussissent le test mental, ils sont admis.

Rosa Miriam Elizalde : Vous avez changé après la guerre, mais quels étaient vos sentiments avant ?

Jimmy Massey : J’étais un troufion quelconque, qui gobait tout ce qu’on lui disait. C’est quand je suis devenu recruteur que j’ai commencé à ressentir un malaise : il fallait tout le temps que je mente.

Rosa Miriam Elizalde : Pourtant, vous étiez convaincu que votre pays s’engageait dans une guerre juste contre l’Irak.

Jimmy Massey : Oui, les rapports que nous recevions indiquaient que Saddam possédait des armes de destruction massive. Ce n’est que plus tard que nous avons appris que c’était pur mensonge.

Rosa Miriam Elizalde : Quand l’avez-vous appris ?

Jimmy Massey : En Irak, où je suis arrivé en mars 2003. Mon peloton a été envoyé sur les lieux qui avaient été ceux de l’armée irakienne, et nous y avons trouvé des milliers et des milliers de munitions dans des caisses étiquetées aux États-Unis : elles s’y trouvaient depuis que les États-Unis avaient décidé de soutenir le gouvernement de Saddam dans sa guerre contre l’Iran.
J’ai vu des caisses avec le drapeau nord-américain et même des chars nord-américains. Mes Marines —j’étais sergent de catégorie E6, un grade supérieur à celui de simple sergent, et je commandais 45 Marines—, mes hommes me demandaient pourquoi il y avait des munitions des États-Unis en Irak. Ils ne comprenaient pas. Les rapports de la CIA nous avaient convaincus que Salmon Pac était un camp de terroristes et que nous allions trouver des armes chimiques et biologiques. Or, nous n’avons rien trouvé de tout ça. C’est à ce moment-là que j’ai commencé à soupçonner que le contenu de notre mission était le pétrole.

Rosa Miriam Elizalde : Les passages les plus terribles de votre livre sont ceux où vous reconnaissez que vous êtes alors un assassin psychopathe. Pouvez-vous expliquer pourquoi vous le dites ?

Jimmy Massey : Je suis devenu un assassin psychopathe parce que j’ai été entraîné à tuer. Je ne suis pas né avec cette mentalité. C’est le Corps d’infanterie de Marine qui a fait de moi un gangster au service des grandes multinationales étasuniennes, un vulgaire délinquant. J’ai été entraîné pour exécuter aveuglément les ordres du président des États-Unis et rapporter au pays ce qu’il avait demandé, hors de toute espèce de considération morale. J’étais un psychopathe parce que j’ai appris à tirer d’abord et à interroger après, comme un malade et non comme un soldat professionnel qui ne doit affronter qu’un autre soldat. Or, s’il fallait tuer des femmes et des enfants, nous le faisions. Par conséquent nous n’étions plus des soldats, mais des mercenaires.

Rosa Miriam Elizalde : Comment êtes-vous parvenu à cette conclusion ?

Jimmy Massey : À la suite de plusieurs expériences. Notre travail consistait à entrer dans des quartiers urbains déterminés et à nous occuper de la sécurité des routes. Il y a eu un incident, parmi tant d’autres, qui m’a mis au bord du précipice : une voiture qui transportait des civils irakiens. Tous les rapports des services secrets qui nous tombaient entre les mains disaient que les voitures étaient chargées de bombes et d’explosifs. Nous ne recevions pas d’autre information. Les voitures arrivaient et nous tirions quelques salves d’avertissement  si elles ne ralentissaient pas pour rouler à la vitesse que nous indiquions, nous tirions sans hésiter.

Rosa Miriam Elizalde : Avec des mitraillettes ?

Jimmy Massey : Oui, et nous attendions des explosions puisque les véhicules étaient criblés de balles. Il n’y a jamais eu d’explosion. Après, on ouvrait la voiture, et que trouvait-on ? Des morts et des blessés, mais pas une seule arme, aucune propagande d’Al Qaeda, rien. Des civils arrivés au mauvais endroit et au mauvais moment.

Rosa Miriam Elizalde : Vous racontez aussi que votre peloton a mitraillé une manifestation pacifique. Comment cela s’est-il passé ?

Jimmy Massey : C’était aux abords du complexe militaire de Rasheed, au sud de Bagdad, près du Tigre. Il y avait des manifestants au bout de la rue. C’étaient des jeunes, et ils n’avaient pas d’armes. Nous avons avancé et nous avons vu un char stationné sur un côté de la rue. Le conducteur du char nous a dit qu’il s’agissait de manifestants pacifiques. Si les Irakiens avaient voulu faire quelque chose, ils auraient pu faire sauter le char, mais ils ne l’ont pas fait. Nous étions tranquilles, nous pensions : « s ‘ils avaient eu envie de tirer, ils l’auraient déjà fait ». Ils étaient à environ deux cents mètres...

Rosa Miriam Elizalde : Et qui a donné l’ordre de mitrailler les manifestants ?

Jimmy Massey : Le haut commandement nous a indiqué de ne pas perdre de vue les civils, parce que pas mal de feddayins de la Garde républicaine retiraient leur uniforme et s’habillaient en civil pour lancer des attaques terroristes contre les soldats étasuniens. Les rapports de renseignement étaient connus de chacun des membres de la chaîne de commandement. Tous les Marines avaient une idée très claire de la structure de la chaîne de commandement organisée en Irak. Je crois que l’ordre de tirer provenait des hauts fonctionnaires de l’Administration, tant des centres de renseignement militaire que gouvernemental.

Rosa Miriam Elizalde : Qu’avez-vous fait ?

Jimmy Massey : J’ai regagné mon véhicule, un humvee (une jeep fortement équipée) et j’ai senti passer une balle au-dessus de ma tête. Les Marines ont commencé à tirer et moi aussi. Il n’y a pas eu de riposte de la part des manifestants. J’avais tiré douze fois, et pas une riposte… J’ai voulu m’assurer que nous avions tué selon les normes de combat de la Convention de Genève et les procédés réglementaires des opérations. J’ai essayé d’oublier leurs visages et je me suis mis à chercher leurs armes, mais il n’y en avait pas une seule.

Rosa Miriam Elizalde : Comment ont réagi vos supérieurs ?

Jimmy Massey : Ils m’ont dit : « Ça arrive de merder ».

Rosa Miriam Elizalde : Quand vos camarades ont appris qu’ils avaient été trompés, comment ont-ils réagi ?

Jimmy Massey : J’étais chef en second. Mes Marines me demandaient pourquoi on tuait tant de civils. « Tu ne peux pas parler au lieutenant ? » me disaient-ils. « Dis-leur qu’il nous faut un matériel adapté ». La réponse a été : « Non ! » Quand mes Marines se sont rendus compte qu’il s’agissait d’un grand mensonge, ils sont devenus comme fous.
Notre première mission en Irak n’avait pas pour objectif d’apporter une aide alimentaire, comme le disaient pourtant les médias, mais d’assurer le contrôle des exploitations pétrolières de Bassora. Dans la ville de Karbala nous avons utilisé notre artillerie vingt-quatre heures d’affilée. C’est la première ville que nous avons attaquée. Moi, je croyais que nous devions apporter de l’aide médicale et alimentaire à la population. Non. Nous avons suivi notre chemin jusqu’aux exploitations pétrolières. Avant l’Irak, nous étions allés au Koweït.

Nous sommes arrivés en janvier 2003. Nos véhicules étaient pleins de vivres et de médicaments. J’ai demandé au lieutenant ce que nous allions en faire, parce qu’avec tout ce matériel à bord il n’y avait presque plus de place pour nous. Il m’a répondu que son capitaine lui avait donné l’ordre de tout laisser au Koweït. Peu après, nous avons été chargés de tout brûler : toutes les vivres et tout le matériel médical humanitaire.

Rosa Miriam Elizalde : Vous avez aussi dénoncé l’usage d’uranium appauvri...

Jimmy Massey : J’ai 35 ans et ma capacité pulmonaire a été réduite de 20 %. Selon les médecins, je souffre d’une maladie dégénérative de la colonne vertébrale qui s’accompagne de fatigue chronique et de douleurs dans les tendons. Autrefois, je courais tous les jours dix kilomètres pour le plaisir, et maintenant j’arrive tout juste à marcher sur cinq ou six kilomètres. J’ai même peur d’avoir des enfants. J’ai des inflammations du visage. Regarde cette photo (il me montre celle qui apparaît sur son badge du Salon du livre), elle a été prise peu après mon retour d’Irak. Je ressemble à une créature de Frankenstein et cela, je le dois à l’uranium appauvri. Imagine un peu ce que les Irakiens ont dû endurer...

Rosa Miriam Elizalde : Que s’est-il passé à votre retour aux États-Unis ?

Jimmy Massey : Je passais pour un fou, un lâche, un traître.

Rosa Miriam Elizalde : Vos supérieurs disent que tout ce que vous dites n’est que mensonge.

Jimmy Massey : Mais les preuves contre eux sont accablantes. L’armée nord-américaine est épuisée. Plus cette guerre durera, plus ma vérité aura de chances de se faire jour.

Rosa Miriam Elizalde : Le livre que vous avez présenté au Venezuela existe en espagnol et en français. Pourquoi n’a–t-il pas été publié aux États-Unis ?

Jimmy Massey : Les éditeurs ont exigé que les noms des personnes impliquées soient retirés et que la guerre en Irak soit présentée dans une sorte de brouillard, de manière moins crûe. Or, je n’y suis pas disposé. Des maisons d’édition comme New Press, censées être de gauche, ont refusé de me publier de crainte des poursuites judiciaires, les gens concernés par le livre pouvant porter plainte.

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L’association de Jimmy Massey, l’IVAW « Vétérans d’Irak contre la guerre » (Iraq Veterans Against the War, IVAW), organise une manifestation aux États-Unis pour dénoncer cette invasion illégale.
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Rosa Miriam Elizalde : Pourquoi des médias comme le New York Times et le Washington Post ne reproduisent-ils pas votre témoignage ?

Jimmy Massey : Je ne répétais pas l’histoire officielle, selon laquelle les troupes étaient en Irak pour aider le peuple, je ne disais pas non plus que les civils meurent accidentellement. Je refuse de le dire. Je n’ai jamais vu de tir accidentel contre des Irakiens et je refuse de mentir.

Rosa Miriam Elizalde : Cette attitude a-t-elle changé ?

Jimmy Massey : Non, ils ont ouvert leurs pages à l’objection de conscience : les opinions et les livres de personnes qui sont contre la guerre mais qui n’ont pas vécu ce genre d’expérience. Ils ne veulent toujours pas regarder la réalité en face.

Rosa Miriam Elizalde : Avez-vous des photographies ou d’autres documents qui prouvent ce que vous racontez ?

Jimmy Massey : Non. Tout ce qui m’appartenait m’a été retiré quand j’ai reçu l’ordre de rentrer aux États-Unis. Je suis revenu d’Irak avec deux armes : ma tête et un couteau.

Rosa Miriam Elizalde : Y a-t-il une issue à la guerre, à court terme ?

Jimmy Massey : Non, ce que je constate, c’est que républicains et démocrates sont d’accord sur cette politique. La guerre est une grande affaire pour les deux partis, qui dépendent du complexe militaro-industriel. Il nous faudrait un troisième parti.

Rosa Miriam Elizalde : Lequel ?

Jimmy Massey : Celui du socialisme.

Rosa Miriam Elizalde : Vous avez participé à un débat qui s’intitulait : « États-Unis : la révolution est possible ». Y croyez-vous vraiment ?

Jimmy Massey : Elle a commencé. Dans le Sud, où je suis né.

Rosa Miriam Elizalde : Mais le Sud est, traditionnellement, la région la plus conservatrice du pays.

Jimmy Massey : Après l’ouragan Katrina, les choses ont changé. La Nouvelle-Orléans ressemble à Bagdad. Les gens du Sud s’indignent et se demandent tous les jours comment il est possible qu’on investisse des fortunes dans une guerre inutile à Bagdad et qu’on ait pas un sou pour la Nouvelle Orléans. Rappelez-vous que c’est dans le Sud qu’a commencé la plus grande rébellion du pays

Rosa Miriam Elizalde : Iriez-vous à Cuba ?

Jimmy Massey : J’ai beaucoup d’admiration pour Fidel Castro et pour le peuple de Cuba. Si je suis invité, bien sûr que j’irai. Je me fiche de ce que dit mon gouvernement. Personne ne décide où je peux ou ne peux pas aller.

Rosa Miriam Elizalde : Savez-vous que le symbole du mépris impérial envers notre nation est une photographie de Marines en train d’uriner sur la statue de José Marti, le Héros de notre indépendance ?

Jimmy Massey : Bien sûr. Lorsque j’étais au Corps des Marines on nous parlait de Cuba comme s’il s’agissait d’une colonie des États-Unis et on nous enseignait un peu d’histoire. Un Marine est censé apprendre des choses sur le pays qu’il va envahir, comme dit la chanson…

Rosa Miriam Elizalde : La chanson des Marines ?

Jimmy Massey : (Il chante) « From the halls of Montezuma, to the shores of Tripoli… » (Depuis les salons de Montezuma jusqu’aux plages de Tripoli...)

Rosa Miriam Elizalde : Autrement dit, le monde entier...

Jimmy Massey : Le rêve est effectivement de dominer le monde... même si pour le réaliser nous devons tous devenir des assassins.

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Voir interview à Jimmy Massey dans la télévision venezuelienne / espagnol-anglais.

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