LA LIBÉRATION DES CAPTIFS

la première assemblée de frères s’est formée à Dublin en 1827. Un petit groupe de croyants, quelque peu déçus de la tiédeur de l’Église nationale (anglicane) se réunit là, dans la maison de l’un d’eux pour lire la Bible et prier, mais aussi pour partager la Sainte Cène. On connaît le nom de quatre d’entre eux (même si l’histoire les a un peu oubliés, et les darbystes aussi) :  -Deux étudiants en théologie âgés d’une trentaine d’années: Antony Groves et John-Gifford Bellett -Edward Cronin chez qui ils se réunissent et un dénommé Francis Hutchinson (voir L'Histoire des Assemblées de Frères dites Darbystes).

John-Gifford Bellet

1795 - 1884

Dr. Edward Cronin

1801 - 1882

Antony-Norris Groves

1795 - 1853

Lord Congleton

1805 - 1883

John-Nelson Darby

Darby pratiquait un système d'excommunication très rigide.  Les assemblées des Frères ne reconnaissent pas de ministère pastoral institué, l'autorité étant dévolue aux "Frères". Le culte consiste en prières spontanées, cantiques et célébration de la cène réservée aux membres, les visiteurs devant présenter une lettre de recommandation de leur assemblée. Le darbysme prône une interprétation littérale de la Bible, le rigorisme moral, le refus du contact avec d'autres Églises et l'abstention d'engagement politique.  En ce qui concerne l'avenir de l'Église et l'accomplissement des prophéties bibliques, les Frères adhèrent à un ensemble d'enseignements connus sous le nom de dispensationalismeQuelques Frères, entre autres George Muller, de Bristol, se séparèrent de lui, prenant le nom de Frères Larges.  Une faction s'assembla avec Irving (1792-1834), un complice de Darby, pour renforcir les rangs des Irvingiens.

L a traduction de la Bible Darby; Les manuscrits les plus anciens, dont elle parle dans sa Préface, correspondent au Codex Vaticanus, et principalement au Codex Sinaiticus découvert par A.F.C. Tishendorf dans les ordures du Couvent de Sainte-Catherine au Mont Sinaï entre 1844 et 1859, correspondant précisément à la date que les traducteurs de la Darby ont abandonné le Texte Reçu pour se prostituer à des manuscrits défectueux et corr

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donc d'une Bible Catholique pour propager leurs hérésies. 

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La fausse doctrine de L’ Enlèvement Secret fut introduite par Edward Irving qui a fondé l’Église Catholique Apostolique en 1832 (voir THE RAPTURE QUESTION). On l’a destitué de l’enseignement à la chaire de prédicateur en 1832 et on l’a privé de la dignité de prêtre dans l’Église d’Écosse en 1833. On l’a expulsé de l’Église d’Écosse à cause de son traité où il a fait la conclusion que Christ possédait la nature humaine déchue. Il a enseigné qu’une grande tribulation devait se passer entre la Résurrection des Hommes Justes et l’Enlèvement des Saints et le renversement de Satan suivant par le règne millénaire de Christ.  Depuis, beaucoup de variantes du sujet de l’enlèvement ont surgi, cependant leur base reste le même. Les deux prédicateurs de l’enlèvement de la prétribulation, J.N. Darby et Irving, ont eu d’une influence considérable.  

La doctrine d’Irving de l’Enlèvement Secret se trouve être originaire de la vision spiritiste de Margarette McDonald au mois de Mars, 1830, quand elle a parlé, étant en transe, de sa vision de l’Avènement de Christ.  C’était une occasion hystérique qui a pris la forme d'une rumeur et plus tard, elle est devenue une doctrine qui ne se base nullement sur le texte de la Bible. Cette doctrine diabolique a pénétré dans la Confrérie de Plymouth à l’aide de John Nelson Darby (1800 – 1882 ) qui l’a introduit dans l’interprétation prophétique générale.  Cette théorie, donc, ne se fonde que sur le délire hystérique d’une jeune femme qui est tombée en transe au mois de Mars, 1830, au temps où des visions occultes pareilles ont été à la mode.  On nomme Darby le père du Dispensationalisme moderne, c’est pourquoi il est juste de l’accuser de la propagation de ce non-sens dangereux.  On l’a élevé à une dignité de diacre à l’Église d’Angleterre en 1825, mais à cause de la liturgie fondamentale du clergé anglican à ce temps-là, lui et d’autres croyants désenchantés, se sont réunis et ont formé un mouvement neuf à Dublin, tout en faisant Plymouth leur centre, et c’est donc pourquoi qu’ils sont devenus connus comme Confrérie de Plymouth.  C’est par ce mouvement que Darby a propagé les doctrines d’Irving qui se fondait sur les visions occultes de madame McDonald.

Edward Irving

Le dispensationalisme en tant que système herméneutique fut développé par John N. Darby (1800 à 1882) et ses amis vers les années 1830 au Royaume-Uni.  John Darby fut l'un des principaux personnages du mouvement appelé «Frères de Plymouth » (Plymouth Brethern). En France, on les appela « Darbystes », un nom qu'ils rejettent. Les Frères se sont éventuellement divisés en deux grands groupes : « Frères étroits » (Darbystes) et « Frères larges » (ceux-ci ressemblent davantage aux Baptistes). Des conférences pour les études prophétiques étaient organisées entre 1831-33 dans le château connu sous le nom de Powerscourt Castle, et plus tard, elles étaient tenues à Dublin jusqu'en 1836. Darby avec d'autres frères assistèrent à ces conférences où Darby joua un rôle très important. Ce fut ici qu'on entendit parler pour la première fois de l'enlèvement de l'Église avant la « tribulation » (St. Matthieu 24,29). On enseigna aussi que la 70e semaine prophétique de Daniel, Chapitre Neuf, verrait son accomplissement après l'enlèvement de l'Église.  Beaucoup d'évangéliques de diverses confessions suivent cette méthode qui fut ensuite vulgarisée par son incorporation dans les notes de la Bible de Scofield et plus tard par la Ryrie Study Bible.  Au travers de leurs missionnaires et de leurs bibles, cette façon de voir fut disséminée dans des pays de mission : l'Europe, l'Amérique latine, l'Afrique, etc.  Les dispensationalistes interprètent Dan. 9: 27 en disant que "celui qui confirmera l'alliance et fera cesser le sacrifice et l'oblation" est l'Antichrist qui, selon eux, fera une alliance de sept ans avec Israël.  Or la personne d'importance dans toute cette prophétie des 70 semaines de Daniel est le Christ et non l'Antichrist.  Le Seigneur Jésus-Christ est celui qui a été désigné pour faire la propitiation pour l'iniquité (Dan. 9: 24), qui fit cesser la valeur du sacrifice dans le Temple par son propre sacrifice sur la croix, et qui a établi une nouvelle alliance en son sang (Dan. 9: 27).  Les dispensationalistes s'attaquent donc au sacrifice de la croix par leur fausse interprétation et se retranchent eux-mêmes de la grâce qui nous y est accordée gratuitement.

Cyrus Ingerson Scofield

Cette perversion doctrinale exerça une grande influence sur Cyrus Ingerson Scofield (1843-1921).  Scofield a même fait l’éloge de Darby comme un savant de la profondeur la plus grande de son temps. (Dr C I Scofield's Question Box, p 93).  Par la production de l’ouvrage de référence de Scofield et, particulièrement, par ses remarques concernant la prophétie, il a contribué à la perpétuation d’une doctrine de perversion qui renverse le Royaume de Dieu et qui fait du tort considérable. En France, la Bible Scofield fit son apparition en 1975 lorsque la Maison de la Bible (Genève) lança une nouvelle édition de la version Louis Segond laquelle incorporait ce système interprétatif.   Les soixante-dix semaines prophétiques, Daniel 9,24-27, sont expliquées dans la Bible Scofield, pages 962-963. Soixante-neuf semaines sont comptés jusqu'à la manifestation du Messie et sa mort. Après cela, l'horloge chronologique (quant à Israël) est interrompue et alors s'ouvre une parenthèse dans le temps. C'est dans cette parenthèse ou laps de temps que Dieu appellent les membres de l'Église. Lorsque Jésus reviendra la seconde fois, Il enlèvera son Église de la terre pour qu'elle soit avec Lui dans le Ciel (voir LE ROYAUME DE DIEU).

Les notes dans la Bible Scofield sont tellement dangereuse que nous devons inclure ici la mise en garde du pasteur Kayayan, ancien directeur de Perspectives Réformées:  "J'aimerais ouvrir une parenthèse concernant les versions de la Bible, plus particulièrement sur certaines versions récentes.  En effet, depuis peu, le marché est inondé de traduction, de versions, de paraphrases, de Bibles annotées, de Bibles illustrées et d'autres séduisants imprimés qui, loin à mon avis la confusion qui règne actuellement au sujet de la Bible...  J'avoue que je m'inquiète de cette prolifération de Bibles, qui me rappellent les valises à double-fond des fraudeurs passant par les douanes !  Je n'insisterai pas longuement sur l'inutilité des paraphrases dites vivantes ou modernes de la Bible.  Rien de plus dangereux pour la Parole de Dieu que celles-ci.  Des versions modernes dans toutes les langues, comportent des notes théologiques et dogmatiques propres à obscurcir le sens de la Bible et à égarer le lecteur.  J'en connais une qui vient d'être traduite de l'anglais en français (la Bible Scofield), et qui remporte un effarant succès de librairie.  Je dirai à son sujet que ses notes marginales ne sont rien moins  qu'une cinquième colonne théologique introduite dans la Bible et capable de désintégrer tout l'Évangile...  Je ne saurai mettre assez en garde mes lecteurs contre les abus des versions truquées et des paraphrases ingénieuses qui altèrent totalement les sens de la Bible sous prétexte d'en rendre l'interprétation aisée et la lecture moins rebutante''.

 

Les études des partisans de l’enlèvement varient à propos de l'identité de l'Antichrist (voir Le Millénium et l'Enlèvement).  D’après celles-ci, l'Antichrist est un athée ou un incroyant ou bien un apostat juif.  Ces commentaires sont injustes. Ces études prennent source des prophètes d’église du moyen âge et c’est une ruse erronée pour détourner l’attention de sa source réelle.  

Les arguments pour l’identification juste du Pape comme l'Antichrist du temps de la Réformation sont devenus si intenses que le Cinquième Conseil de Lateran a pris une résolution défendant d’écrire des ouvrages ou prêcher sur le sujet de l'Antichrist.  En prenant en considération le dommage causé à l’Église Catholique par les Réformateurs Protestants sur le sujet de l’identification du Pape comme l'Antichrist, une contre-interprétation avait à paraître. Les théologiens de la Société de Jésus ont produit cette contre-interprétation.  L’auteur de cette contre-interprétation était Francisco Ribéra (1537-1591) de l’Espagne Salamanca qui a publié un commentaire de 500 pages tâchant de l’opposer aux études protestantes qui présentaient le Pape comme l'Antichrist. Cet homme, donc, est un fondateur logique de l’Ecole Futuriste d’Interprétation (voyez aussi Encycl. Brittannica, Edition 11, Vol.23, p.213, l’article Révélation pour l’information détaillée de l’École Futuriste).  Les doctrines de Ribera ont été développées par Robert Bellaremine, cardinal d’Italie, un controversiste jésuite qui a noté qu’il n’y avait aucune référence au pouvoir du pape en Daniel, Jean et Paul et que leurs prophéties et leurs études se rapportaient à un Antichrist à venir, détournant ainsi les yeux des Protestants contre la Papauté.  Joseph Zacchello, un ex-prêtre catholique dit que “ les jésuites avaient l’intention de détourner l’attention des hommes et de leur empêcher de comprendre la réalisation des prophéties concernant l'Antichrist à l’Église Catholique et au Pape.  Le jésuite Ribera a développé un système futuriste d’après lequel l’Antichrist est encore à venir. ”En outre, il a ajouté “Les Protestants qui partagent le système futuriste, font le plaisir du Pape et font le jeu de Rome. ”(J. Zacchello Qui est l’Anté-Christ- cité par Woodrow).

Le livre du Jésuite Francisco Ribera (1537-1591)

Le Futurisme et les doctrines principales de l’enlèvement étaient une doctrine de l’église catholique, jusqu’à ce que Samuel R. Maitland (1792-1866), le Bibliothécaire de l’Archevêque de Catenbury, soit devenu le premier Protestant qui admis l’interprétation futuriste du Jésuite Ribera. Puis, Edward Irving est venu se joindre à Ribera et ce fut lui qui a développé la doctrine de l’enlèvement Secret.  Miatland était un unioniste d’une église anglicane qui gravitait vers le catholicisme et suivait avec mépris les dures batailles où la Réformation remportait des victoires.  Au moyen de ses 50 ouvrages, cet homme a fait un dommage irréparable à l’Église d’Angleterre ainsi qu’aux Églises Réformées en général et a contribué à cette p

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Le Futurisme et les doctrines principales de l’enlèvement étaient une doctrine de l’église catholique, jusqu’à ce que Samuel R. Maitland (1792-1866), le Bibliothécaire de l’Archevêque de Catenbury, soit devenu le premier Protestant qui admis l’interprétation futuriste du Jésuite Ribera. Puis, Edward Irving est venu se joindre à Ribera et ce fut lui qui a développé la doctrine de l’enlèvement Secret.  Miatland était un unioniste d’une église anglicane qui gravitait vers le catholicisme et suivait avec mépris les dures batailles où la Réformation remportait des victoires.  Au moyen de ses 50 ouvrages, cet homme a fait un dommage irréparable à l’Église d’Angleterre ainsi qu’aux Églises Réformées en général et a contribué à cette propagande anti-biblique jusqu’à ce qu’elle captive des millions d’hommes. 

Le livre de Manuel de Lacunza (1731-1801); ce livre fut traduit en Anglais par Edwar Irving.

Comme nous le voyons dans l’histoire, cette doctrine est une pièce de la propagande jésuite incitée et soutenue par des apologistes comme Maitland, Irving, Darby, Scofield, Estep, ou bien par des auteurs contemporains comme Hal Lindsey et plusieurs autres faux prophètes de ce calibre (voir aussi Le Retenant).  Un autre Jésuite du nom de Manuel de Lacunza (1731-1801) écrivit sous le nom Juif de Juan Josafa (Rabbi) Ben-Ezra, un livre intitulé La Venue du Messie dans la Gloire et la Majesté pour obscurcir le fait que le Pape est l'Antichrist.  Luis De Alcazar, un autre Jésuite, écrivit "L'Investigation du sens caché de l'Apocalypse".  Son livre devint la base du Prétérisme (voir The Catholic Origins of Furism and Preterism).

Le faux prophète Hal Lindsey

Le livre du Jésuite Espagnole Luis De Alcazar (1554-1613). 

 

Le dispensationalisme se situe dans le courant eschatologique pré-millénariste, mais il en est une déviation assez spéciale. Ceci est dû à un a priori : vouloir à tout prix maintenir séparés, Israël, l'Église et les nations. Voyez les notes à la page 1222 dans la Bible Scofield, « retour de Christ concerne à la fois l'Église, Israël et les nations ». Cette fixation (erreur exégétique) les conduit à commettre une erreur grave concernant l'Avènement du Christ  ils s'imaginent une venue secrète et invisible du Christ pour son Église (le corps mystique du Christ). Cette venue (parousia) sera suivie sept années plus tard par un autre avènement du Christ (l'epiphaneia et l'apocalypsis), lorsque le Christ se révélera au monde. C'est en ce moment-là que le Christ jugera le monde, sauvera la nation d'Israël et établira son règne millénaire sur le trône de David. Les dispensationalistes, cherchant à harmoniser les Écritures avec leur système, veulent nous faire croire qu'il y a une seule venue du Christ mais, en deux étapesCes fondamentalistes font fausse route pour quatre raisons évidentes :

1) En insistant sur Israël, l'Église perd sa place privilégiée.

2) L'Église ou l'Age de grâce est une période intercalée dans le temps prophétique.

3) Ils se trompent au sujet du Royaume de Dieu, et d'ailleurs, le situe, pour une grande part, dans le futur, et ce qui est dommage dans un millénium fictif.

4) Leur interprétation de Daniel et de l'Apocalypse est faussée par un exégèse trop littérale ainsi que par leur refus d'envisager les
chiffres de l'Apocalypse (douze tribus, 144 000, 42 mois, 1 000 ans) comme chiffres figuratifs, ce qui correspond à la structure de ce

liSur ce fondement erroné s'est érigé un grand édifice de mensonges et de duplicités.  Ce premier principe est central et constitutif.  D'autres traits caractéristiques, tel que l' "enlèvement" , se tiennent ou s'écroulent selon l'exactitude de ce principe directeur.  Or ce principe est contraire à la Parole de Dieu qui dit:  "Eph. 2: 15, 16:  -Ayant détruit en sa chair l'inimitié, la loi des préceptes, laquelle consistait en ordonnances; afin qu'il formât en lui-même des deux un seul homme nouveau, après avoir fait la paix; Et qu'en détruisant lui-même l'inimitié, il réconciliât avec Dieu, par la croix, les uns et les autres en un seul corps; Eph. 3: 5, 6  -Mystère qui n'a pas été manifesté aux enfants des hommes dans les générations passées, comme il a été révélé maintenant, par l'Esprit, à ses saints apôtres et aux prophètes; Savoir, que les Gentils sont cohéritiers, et qu'ils font un même corps, et qu'ils participent à sa promesse en Christ par l'Évangile".  Ainsi s'écroule cette fausse doctrine sur le roc de la Parole de Dieu.  Il est étrange de voir qu'après avoir durant de longs siècles été presque mise en oubli, la doctrine de l'enlèvement de l'Église a bénéficié d'un intérêt renouvelé vers la moitié du 19° siècle, à

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Théodore Herlz, fondateur du mouvement Sioniste du retour en terre Israël.

 

époque de la naissance du sionisme.vre.pagande anti-biblique jusqLa fondation de l'État d'Israël est pour l'hérésie Dispensationaliste, un signe eschatologique évident de sa proche et pleine restauration spirituelle. Cette fausse espérance, qui a contribuée à séduire une grande multitude de croyants, est ce que le Pneu-Millénarisme nomme "la Grande Apostasie". Cette contamination Sioniste a empoisonnée plusieurs qui croient discerner dans l'histoire de ce peuple, l'action précise de Dieu et ses objectifs ultimes le concernant en tant que peuple toujours élu. Cette théorie est capable de désintégrer à sa manière l'Évangile tout entier.  Car, si l'incarnation du Fils de Dieu n'est motivée que par le rétablissement terrestre d'Israël ce n'est plus la croix qui en est le moment et l'événement décisif.  La mort expiatoire du Sauveur, unique fondement de la Foi, cesse de rassembler et d'unir un peuple désormais unique, "l'Assemblée Chrétienne", constitué de juifs et de non-juifs. D'ailleurs nous savons que ce n'est pas "tous ceux qui descendent d'Israël qui sont Israël" (Rom.9:6), mais que ce sont ceux qui sont nés de nouveau qui sont l'Israël de Dieu en qu'elle il n'y a plus de distinction

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